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Frédéric Oudéa, Société Générale

Union bancaire : « il faut terminer le travail », plaide Frédéric Oudéa

« On a besoin d'un secteur financier fort pour drainer l'épargne des Européens sur le vieux continent et pas seulement vers les Etats-Unis ou l'Asie », a défendu Frédéric Oudéa dans un entretien au quotidien Les Echos, publié mercredi sur son site. « Pour cela, il faut terminer le travail avec l'Union bancaire », a-t-il ajouté, précisant qu'il existait un « enjeu de souveraineté » face à la politique américaine et aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.

François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, invité d'honneur du Comité européen d'orientation de l'Institut Jacques Delors - Paris, 9 décembre 2017

Banque de France : plaidoyer en faveur de la concentration du secteur financier européen

« Si je prends les cinq premières banques commerciales américaines, elles ont aujourd'hui une part de marché de plus de 40% sur le marché américain. Si je prends les cinq premières banques européennes, alors même que nous avons la monnaie unique, que nous avons fait l'union bancaire, que nous avons le marché unique, elles font moins de 20% de part de marché (en Europe) et restent largement domestiques », a-t-il argumenté.

Christine Lagarde

Crise financière : le FMI doute de la résistance de la zone euro en cas de krack

Pour y parvenir, l'UE devrait se doter « d'un système bancaire capable de braver les tempêtes » afin de diversifier « les risques dans l'ensemble de l'écosystème et alimenter la croissance ». « J'exhorte aujourd'hui les dirigeants de la zone euro à ranimer le débat, à négocier de bonne foi et à faire de difficiles compromis, afin de libérer tout le potentiel de l'union bancaire », a-t-elle affirmé, face au blocage actuel à Bruxelles sur ces réformes. La directrice du FMI a également plaidé pour « un marché européen des capitaux unifié, intégré et prospère », estimant que « la finance européenne a elle aussi besoin d'une roue de secours ».

Photo officielle de Bruno Le Maire en 2017

Zone euro : Paris attend des « progrès concrets » dès cette année

« La première priorité est d'avancer sur des sujets concrets et d'avancer rapidement sur l'union bancaire, l'union des marchés des capitaux et la convergence fiscale », a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue portugais, qui avait assumé quelques heures plus tôt la présidence de l'Eurogroupe.

Le bâtiment Berlaymont du siège de la Commission européenne en 2013

Budget, fiscalité, entreprises : la zone euro recherche des solutions

De tous les projets de la zone euro, ce projet de l'Union bancaire lancé en 2014 est le plus proche d'aboutir. Il s'agit de rendre les banques de la zone euro plus solides et d'éviter que l'argent du contribuable ne serve à sauver des banques en difficulté, comme cela c'était produit pendant la crise.

Drapeau du Portugal

Italie et Portugal : Villeroy de Galhau veut que ces crises bancaires soient traitées au plus vite

Le gouverneur central français a ainsi évoqué l'Union bancaire, système crée après la crise financière ayant pour but d'éviter aux Etats, et donc aux contribuables, de payer pour une banque en difficulté, qui après deux ans et demi d'existence constitue un « progrès sensible ». « Mais cela ne fait pas encore une construction achevée », a-t-il déploré exhortant à « terminer le pilier résolution avec des règles complétées et plus simples » et « un fonctionnement plus efficace entre Francfort, Bruxelles et les autorités nationales ».

Banque centrale européenne à Francfort

La BCE appelle les banques à la prudence en matière de dividendes et de bonus

Depuis novembre 2014, dans le cadre de l'Union bancaire, la BCE supervise directement les 120 principales banques de la zone euro. Objectif : empêcher le scénario de 2008, celui d'une crise bancaire systémique, de se reproduire.

BCE à Francfort

Le Crédit Mutuel, banque française la plus résistante aux stress tests européens

Dans le cadre du Mécanisme de supervision unique (MSU), première manifestation concrète de l'Union bancaire, la BCE va assurer en direct, à compter du 4 novembre, la supervision des principales banques européennes, distinguées par le montant de leurs actifs. A quelques jours de cette échéance, les tests de résistance avaient pour objectif de rassurer sur la solidité du secteur bancaire européen.

BCE à Francfort

Union bancaire : les 10 banques françaises qui seront surveillées depuis Francfort

Le Mécanisme unique de supervision est la première manifestation concrète de l'Union bancaire, mise en œuvre par les 27 pour tenter de prévenir de futures crises bancaires. Son principe avait été acté en décembre 2012, à l'occasion d'un compromis trouvé entre les ministres des finances européens.

Drapeaux européens

Solvabilité et transparence des banques : de nouvelles règles européennes en 2014

En attendant la mise en place de l'Union bancaire, certaines mesures initiées par l'accord de Bâle III commencent à s'appliquer dès à présent au niveau européen. Objectif principal : prévenir d'éventuelles défaillances des établissements financiers. Tour d'horizon.

Commission européenne

Une date pour le lancement de l'union bancaire européenne

Quels contours prendra cette union bancaire ? Dans la même interview, Michel Barnier a indiqué que la Banque centrale européenne (BCE) y jouerait le rôle central. « Il y a environ 6.000 banques dans la zone euro et elles doivent toutes être soumises à la supervision de la BCE », expliquait l'ancien ministre à Libération. Actuellement, ce pouvoir de supervision est partagé entre l'Autorité bancaire européenne (EBA) et les banques centrales nationales. Le statut de l'EBA au sein de l'union bancaire est d'ailleurs une des questions toujours en suspens.