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Ecologie et épargne

Epargne : 3 idées concrètes pour sauver la planète

Le financement des projets énergie renouvelable est devenu l'un des marchés porteurs du crowdfunding, ou plus précisément du crowdlending, le financement participatif sous forme de prêt. Lancé fin 2014 sur le segment transition énergétique, et avec près de 50 millions d'euros prêtés, Lendosphere fait office de précurseur. La plateforme propose le plus souvent d'investir dans des projets de construction de parcs éoliens ou photovoltaïques en investissant en minibons ou obligations, bref en effectuant un prêt indirect aux entreprises à l'initiative du projet. D'autres plateformes ont suivi : Enerfip, ou Lendopolis qui a revu sa stratégie début 2019 en se spécialisant dans les énergies renouvelables.

Des panneaux

Impôts : comment déclarer les intérêts des prêts participatifs ?

Comme tout revenu de placement, ceux tirés du crowdlending, ou prêt participatif aux PME, doivent être déclarés. Depuis 2017, l'administration fiscale a ainsi intégré à la déclaration de revenus une ligne dédiée, dans la rubrique « revenus des valeurs et capitaux mobiliers » : la « 2TT », pour « intérêts des prêts participatifs et des minibons ». En principe, cette ligne est pré-remplie dans la déclaration. Si vous faites partie de ceux qui ont investi dans le crowdlending, vous pouvez vous reporter sur l'imprimé fiscal unique (IFU) que vous avez dû recevoir de la part de la (ou les) plateforme(s) pour vérifier que le chiffre renseigné est exact.

crowdlending

Crowdfunding : un bilan 2018 très contrasté résumé en 5 chiffres

A l'inverse, les minibons - ces bons de caisse accommodés à la sauce crowdfunding - ne décollent pas. Pire, ils sont de moins en moins utilisés par les investisseurs. 6,3 millions d'euros ont été investis via des minibons en 2018, après 10,8 millions en 2017 et 8,4 millions en 2016.

Kiosk to invest

Crowdfunding : Kiosk to invest adopte les minibons

O.B. : « C'est en effet un vrai changement qui est intervenu suite à la suppression de l'impôt sur la fortune. Avec la fin de l'ISF, le levier de défiscalisation que permettait l'investissement en capital n'existe plus dans les mêmes proportions [depuis 2018, les épargnants ne peuvent déduire leur investissement que de l'impôt sur le revenu, NDLR]. En conséquence, nous avons donc initié des levées de fonds en minibons, un instrument plus souple pour les investisseurs. A la différence de l'investissement en capital dont la perception de revenus est incertaine, le minibon équivaut à un prêt et permet à l'épargnant de recevoir chaque mois une partie du capital prêté augmenté des intérêts. »

Jean-Philippe Gontier et Marc-Antoine Van Heems

Défiscalisation : Les Entreprêteurs inventent le Girardin participatif

Jean Philippe Gontier : « Nous avons obtenu en juillet le double agrément d'intermédiaire en financement participatif (IFP) et de conseiller en investissements participatifs (CIP). Cela nous permet de proposer du financement, plus uniquement sous la forme de prêts rémunérés, mais aussi d'obligations, de minibons et d'equity [prise de participation au capital de la société, NDLR]. Sur notre plateforme historique, Les Entreprêteurs, nous continuons à proposer des projets sous forme de prêts. Mais bientôt nous proposerons des levées de fonds sous forme d'obligations et de minibons. »

Croissance du crowdfunding

Crowdfunding : le déclin de l'investissement en capital s'accélère

Concernant les contrats de prêt justement, les épargnants ont octroyé 36,9 millions d'euros de prêts rémunérés et 1,6 million d'euros de non rémunérés de janvier à fin juin 2018. Les minibons, ces bons de caisse revisités pour les plateformes de crowdlending, trouvent en revanche difficilement preneurs. Le volume de financement apporté via ce support a été presque divisé par 3 sur un an, passant de 9,1 millions d'euros au premier semestre 2017 à 3,3 millions d'euros au premier semestre 2018.

Jean-Philippe Gontier et Marc-Antoine Van Heems

#fintech : Les Entreprêteurs vont élargir leur palette d'investissements

J-P.G. : « Oui, mais notre dossier de CIP (2) est en cours d'instruction à l'AMF. Lorsque nous disposerons des statuts IFP et CIP, nous prévoyons de proposer en priorité des contrats de prêts mais aussi des minibons, des obligations et des actions. Nous n'avons pas vocation à devenir un site de crowdequity [investissement en fonds propres, NDLR] : il s'agit de proposer un complément de financement pour les sociétés emprunteuses. »

Forum Minibon

crowdfunding lendopolis et restitution sur la déclaration d'impôts : bug ou mauvaise gestion de ma part

- ligne 2TT lendopolis déclarant 1 : 2€ (intérêts des prêts participatifs et des minibons)

Autres articles

Crowdfunding ou le financement participatif

A la différence d'un contrat de prêt proposé par les intermédiaires en financement participatif, l'investisseur n'est pas limité en montant de financement. De son côté, une entreprise emprunteuse peut recourir aux minibons dans la limite de 2,5 millions d'euros par période de 12 mois glissants. Le minibon s'apparente à un crédit professionnel amortissable à taux fixe. Il est remboursable sur une durée maximale de 5 ans. Le taux d'intérêt est déterminé au moment de la souscription et reste soumis au seuil de l'usure.

Kiosk to invest (présentation de l'établissement)

Les épargnants peuvent choisir entre deux types de placement : les prêts en minibons ou la souscription d'actions. Les levées de fonds sous forme de minibons sont accessibles aux épargnants à partir de 20 euros. En contrepartie de ce prêt participatif, remboursable sur 1 à 5 ans, l'épargnant perçoit des intérêts, dont le taux varie de 3 à 9% en fonction du risque du projet.

Lendopolis : Jusqu'à 30 € offerts pour un premier prêt participatif

La plateforme de crowdfunding Lendopolis a été lancée en novembre 2014 par « KissKissBankBank & Co », qui est aujourd'hui détenu par La Banque Postale. La plateforme web et mobile faisait initialement partie des pionniers du crowdlending, c'est-à-dire le financement de TPE-PME sous forme de contrats de prêts, de minibons et d'obligations. Lendopolis a opéré un revirement stratégique début 2019 : depuis la plateforme se concentre sur les projets liés à la transition énergétique ou aux énergies renouvelables, ainsi que sur des projets de construction ou d'aménagement immobiliers.

Lendosphere (présentation de l'établissement)

Sur la plateforme, plusieurs offres sont présentées aux prêteurs : « premium » (sous la forme d'un contrat de prêt), « optimum » (minibons), « omnium » et « convertible » (obligations), « capital » et « participation » (actions). L'investissement minimum est de 50 euros. La formule premium est seulement accessible aux investisseurs particuliers, les autres s'adressent également, selon les cas, aux personnes morales et/ou aux fonds d'investissement.